Homélies 2024

  • Pentecôte (B)

    Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15
    Frères et sœurs, pour commencer, permettez-moi de vous poser une question un peu déplacée : vous est-il déjà arrivé d’être ivres, ou en tout cas d’avoir un peu trop bu, avec la tête qui tourne ? C’est plutôt agréable sur le moment. On se sent joyeux, plus ouvert aux autres, détendu et désinhibé. Même Jésus a bu avec ses amis et ses disciples, et aussi avec des pécheurs, ce qui lui a valu d’être traité de glouton et d’ivrogne (cf. Mt 11,19).
  • 7° Dimanche de Pâques (B)

    Jn 17, 11b-19
    Au début de cette homélie, permettez-moi, d’abord, de m’arrêter un moment sur cet événement de l’élection de Matthias dans le collège des Apôtres rapporté par le livre des Actes des Apôtres et que nous venons d’accueillir dans la 1re lecture de ce dimanche. Ne croyez-vous pas que ce qui fait le dynamisme
  • Ascension (B)

    Mc 16, 15-20
    O altitudo ! Avez-vous quelquefois, calme et silencieux / monté sur la montagne, en présence des cieux ? / Était-ce aux bords du Sund ? aux côtes de Bretagne ? / Aviez-vous l'océan au pied de la montagne ? / Et là, penché sur l'onde et sur l'immensité, calme et silencieux, avez-vous écouté ?
  • 6° Dimanche de Pâques (B)

    Jn 15, 9-17
    « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » Si nous sommes ici rassemblés pour célébrer l’Eucharistie du Seigneur, c’est probablement parce que nous le cherchons, nous l’attendons, nous l’espérons. C’est peut-être parce que nous pressentons, nous devinons, qu’il est l’Ami véritable, l’Ami divin qui ne peut manquer de répondre à notre appel, à notre soif d’amitié avec lui.
  • 5° Dimanche de Pâques (B)

    Jn 15, 1-8
    Et si notre Dieu était un peu… (excusez-moi le gros mot) tordu… comme le cep et les branches de la vigne ? Jésus dit lui-même : « Je suis la vigne et vous les sarments », et nous savons que les tiges des vignes ne sont jamais toutes droites, mais tordues, souvent noueuses.
  • 4° Dimanche de Pâques (B)

    Jn 10, 11-18
    Rassemblés ce matin pour l’Eucharistie, nous sommes tous, et chacun, chacune, des « élus » ; seulement nous le sommes par une élection bien différente de celle où les français élisent le président de la république ou les députés qui les représentent. Dans l’élection d’un président, c’est le pays qui choisit, ce sont les Français qui ont l’initiative de le porter à la tête du pays.
  • 3° Dimanche de Pâques (B)

    Lc 24, 35-48
    Chers amis qui sommes réunis aujourd’hui pour inviter Jésus ressuscité à venir partager notre repas, bienvenue. Mais vous allez tout de suite objecter que c’est Jésus qui nous invite et non pas nous qui l’invitons… Alors… relisons bien nos évangiles.
  • 2° Dimanche de Pâques (B)

    Jn 20, 19-31
    Cette page d’Evangile me fait toujours penser à cette réflexion entendue lorsque j’étais au catéchisme, enfant, que ce qui fait le plus souffrir Dieu, c’est de croire qu’il ne nous aime pas vraiment, c’est de douter de son amour et de sa miséricorde. Et justement, aujourd’hui, en ce dimanche de la miséricorde, plutôt que de considérer cet aspect d’incrédulité traditionnellement retenu pour saint Thomas
  • Messe du jour de Pâques (B)

    Jn 20, 1-9
    Simon-Pierre aperçoit les linges, posés à plat, et un suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à sa place. Frères et sœurs, ces bandelettes et ce linceul ne vous font-ils pas penser à une chrysalide abandonnée ? Le mandilion, le suaire de Jésus, est en quelque sorte le témoignage d’une transformation qui s’est opérée entre son corps terrestre et son corps céleste de Ressuscité. De la chenille au papillon, il y a plusieurs stades de croissance. Quand la chenille se débarrasse de sa dernière peau, elle laisse alors apparaître la chrysalide qui sera pour elle une solide protection. Le Christ a vécu plusieurs fois la Passion avant de mourir. À Gethsémani, il a souffert de l’angoisse, et durant son existence, il a dû vivre plusieurs renoncements, plusieurs morts. Nous aussi, nous passons par ces stades de croissance qui engendrent des deuils, avant de vivre le vrai Passage vers la Vie.
  • Veillée pascale (B)

    Mc 16, 1-8
    Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Eh voilà, c’est ainsi que se terminait l’évangile de Marc à la première rédaction, jusqu’à ce que quelqu’un n’ajoute les versets suivants, avec l’apparition de Jésus à Marie-Madeleine, comme pour combler le vide et ne pas en rester à une fin aussi pathétique. Peut-on terminer un évangile sur la constatation d’un manque de foi ? C’est pourtant bien cela que Marc voulait pointer : la peur des femmes devant le tombeau vide, malgré le fait que le jeune homme vêtu de blanc leur dise de ne pas craindre. De leur côté, les hommes n’ont pas de quoi se glorifier, car ils ont renié Jésus lors de sa Passion ! Et nous, frères et sœurs, peut-être que nous avons aussi encore peur et que nous n’osons rien dire à personne ? Est-ce qu’il est facile de dire à ses collègues de travail ou aux membres de sa famille qui ne croient pas que Jésus est ressuscité ? En fait, la résurrection de Jésus n’a jamais été évidente, car elle demande la foi et la confiance.
  • Vendredi Saint (B)

    Jn 18, 1 – 19, 42
    J’ai soif ! Ce cri de Jésus retentit à nos oreilles depuis la nuit des temps, depuis que l’homme est homme, depuis qu’il souffre du manque. Manque d’eau, de nourriture, mais aussi et surtout, manque d’amour. Depuis toujours, cette privation s’apparente à un abîme, un gouffre. Nous voudrions remplir ce vide, pour qu’il n’y ait plus jamais de souffrance, plus jamais d’enfants qui meurent à cause de la famine ou de la guerre... Dieu est-il si impuissant pour qu’il se laisse mourir, et qu’il veuille juste être avec nous, sans résoudre une fois pour toutes le problème de la souffrance ?
  • Jeudi Saint (B)

    Jn 13, 1-15
    « Il y a un sens créateur de l’univers et de l’humanité, une rédemption de toute l’histoire, un recommencement de toute la création en ces paroles : ‘Ceci est mon corps, ceci est mon sang’ ». Ces mots sont de Maurice Zundel, et ils disent la force du mystère que nous vivons en ce moment-même, où le Christ se livre - dans un dépouillement absolu - non seulement pour chacun de nous, mais pour toute l’Église, pour le monde entier, et pour toute la création. Oui, l’Eucharistie, ce n‘est pas quelque chose de « privé », « mon Jésus à moi, pour moi tout seul », mais c’est le lieu-même du rassemblement de toute l’Église, le lieu éminent et exigeant de la charité, qui nous demande d’être situés dans une communion universelle élargie à tous les êtres vivants. Et cela nous entraîne dans une série de dépouillements, d’humilités et de pardons à la suite du Christ. Lui-même nous dit : C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.
  • Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur (B)

    Mc 14, 1 - 15, 47
    Frères et sœurs, avec nos rameaux bénis, nous pouvons acclamer notre Roi ! Celui qui trônait dans le ciel, attelé comme le prophète Élie sur un char de lumière, a voulu descendre jusqu’à nous, et être porté par un petit âne, humble animal. Aux portes de Jérusalem, il siège aujourd’hui sur la Croix, en pleine gloire. Oui, en pleine gloire ! La Croix de Jésus est victorieuse, ne l’oublions pas. Elle est un étendard de Vie, un glaive planté dans la gueule de la mort, un bois qui sauve du naufrage.
  • 5° Dimanche de Carême B

    Jn 12, 20-33
    Frères et sœurs, dans huit jours, ce sera les Rameaux et la Passion. Tout ira très vite, nous serons arrivés aux grands jours de Pâques. Aujourd’hui, notre évangile dit le coup de tonnerre qui précède, il annonce solennellement : « c’est l’Heure ! » En fait, nous le savons bien, chaque dimanche, c’est Pâques, et chaque eucharistie, c’est Pâques. C’est toujours l’heure de Pâques, Pâques est l’événement éternel, seul subsistant. Mais par l’eucharistie, nous nous y rendons présents, attentifs, un peu plus attentifs, les bons jours. Nous disons que c’est Pâques le 31 mars, ou que c’est dimanche le 17 mars, comme nous disons que le soleil se lève ou se couche, alors qu’en fait, c’est un petit coin de notre planète changeante qui se trouve exposé ou non à cette lumière du soleil, lequel est toujours rayonnant de la même lumière, du moins pour quelques milliards d’années…
  • 4° Dimanche de Carême B

    Jn 3, 14-21
    Quelle image étonnante, frères et sœurs ! Pourquoi Jésus se compare-t-il à un serpent élevé dans le désert ? La comparaison est vraiment surprenante. Pourtant, il nous faut la décrypter pour profiter pleinement du sens de l’Evangile de ce dimanche.
  • 3° Dimanche de Carême B

    Jn 2, 13-25
    Le Seigneur fait un fouet avec des cordes et chasse les vendeurs, les changeurs du Temple. Il jette par terre la monnaie, renverse les comptoirs. Colère, violence du Seigneur. Pourquoi ? Parce que le Temple, lieu sacré de la présence divine, tend à devenir un lieu de commerce, un lieu d’affaires économiques sous prétexte de religion et de sacrifice. Parce que l’amour du Seigneur pour la maison du Père fait son tourment. Parce qu’il voit l’idolâtrie de son peuple le garder captif et que le veau d’or n’est peut-être pas si loin.
  • 2° Dimanche de Carême B

    Mc 9, 2-10
    Frères et sœurs, vous avez peut-être déjà observé, p.ex. au Mont St Michel, la marée haute qui arrive sur la plage et la couvre complètement et puis la marée basse qui dévoile le sable de la plage, des pierres du fond de la mer. C’est après ce mouvement que sur certaines plages de la Mer Baltique, nous pouvons trouver des morceaux d’ambre.
  • 1° Dimanche de Carême (B)

    Mc 1,12-15
    Frères et sœurs, en cette année B, nous avons entendu la version « courte » de la tentation de Jésus au désert dans l’évangile de Marc. Cela nous change, car nous avons en tête les autres versions de Matthieu et de Luc, avec le descriptif détaillé des tentations. Essayons donc de nous attacher à ce qui est dit aujourd’hui, car il y a une petite mention qui est propre à Marc
  • Mercredi des Cendres

    Mt 6,1-6.16-18
    Frères et sœurs, peut-être avez-vous remarqué que cette année le mercredi des Cendres tombe le jour de la Saint Valentin, la fête des amoureux. Pas de chance pour les couples chrétiens, pris sans doute dans un dilemme qui consistera à devoir choisir, soit de célébrer leur amour reçu de Dieu, ou bien de faire pénitence.
  • 6° Dimanche du TO*B

    Mc 1, 40-45
    Je le veux, sois purifié ! Je le veux ! parole extraordinaire ! Avec quelle force, avec quelle joie, nous pouvons dire : « que ta volonté soit faite ! » puisque la volonté de Jésus, la volonté du Père, c’est notre guérison, notre bonheur, la vie et la joie, la liberté ! A nous qui hésitons, qui tergiversons, Jésus dit : « Je le veux ! »
  • 5° Dimanche du TO*B

    Mc 1, 29-39
    En voilà une étrange Bonne Nouvelle pour ce dimanche. Et en écho à ce gémissement, à cette plainte, voilà que l’Evangile du jour nous montre la belle-mère de Pierre malade, atteinte d’une fièvre, d’une sorte de feu interne destructeur si l’on retient l’étymologie du mot grec utilisé dans le texte source.
  • 4° Dimanche du TO*B

    Mc 1, 21-28
    Chacun, chacune de nous, ici, a une histoire familiale, communautaire, affective, sentimentale, mais une histoire unique dans la grande histoire de l’humanité où Dieu est intervenu, où il agit pour nous sauver ; on l’appelle l’histoire du salut. C’est de cette histoire que nous parle la Parole de Dieu aujourd’hui.
  • 3° Dimanche du TO*B

    Mc 1, 14-20
    C’est l’année « Marc » qui commence, et nous entendons déjà résonner l’un des adverbes qu’il aime plus que tous les autres : « aussitôt ». Aussitôt, Jésus appelle, aussitôt ils le suivent… Cet « aussitôt » a retenti également dans l’histoire de Jonas : les gens de Ninive ont réagi aussitôt à la proclamation de Jonas…
  • 2° Dimanche du TO*B

    Jn 1, 35-42
    A quoi le Seigneur nous appelle-t-il ? Frères et sœurs, telle est la question que bien des croyants se posent et dont ils demandent à Dieu de leur faire connaître la réponse. Cette réponse reste souvent incertaine. Pourquoi ?
  • L'Épiphanie du Seigneur

    Mt 2, 1-12
    Frères et sœurs, si vous conduisez une voiture, ou pas, vous savez que pour avancer on ne peut pas appuyer à la fois sur la pédale d’accélérateur et sur celle de frein. Sinon, la voiture va faire beaucoup de bruit, mais elle n’avancera pas. Comme pour la voiture, dans notre foi aussi nous pouvons appuyer sur la pédale de frein, tout en voulant avancer vers Dieu
  • Sainte Marie, Mère de Dieu

    Lc 2, 16-21
    Chers frères et sœurs, dans les icônes des premiers siècles, on représente la Vierge Marie et l’Enfant Jésus dans une grotte, une caverne abritant des animaux. De fait, des fouilles archéologiques ont mis au jour des réseaux de grottes qui ont servi de demeures pendant plusieurs siècles. Cela nous fait penser aussi à toutes les maisons troglodytes creusées à même la roche, au Moyen-Orient.