Homélies 2016

  • Jour de Noël 2016

    Jn 1, 1-18; He 1, 1-6
    Frères et sœurs, « dans ces jours où nous sommes », nous, aujourd’hui, qui sont encore plus les derniers, peut-être les derniers des derniers, Dieu nous parle-t-il encore par ce Fils ? Et s’il est difficile de l’entendre, de le comprendre, de l’annoncer à notre tour, est-ce parce que la parole a vieilli ou bien parce que le monde a vieilli ?
  • Nuit de Noël 2016

    Lc 2, 1-14
    Aujourd’hui, cette nuit, ici à En Calcat, c’est Noël, la naissance de Jésus. S’il était né seulement à Bethléem il y a deux mille ans, on n’en parlerait plus depuis longtemps ! Mais non, ce Jésus, c’est « l’Emmanuel », Dieu-avec-nous jusqu’à la fin du monde, et c’est pourquoi il naît encore aujourd’hui.
  • 4° Dimanche de l'Avent (A)

    Mt 1, 18-24
    Quant à la conception de ce Fils relatée dans l'évangile de Matthieu, elle est du point de vue le plus prosaïque inconcevable voire irrecevable. D'ailleurs ceux qui n'y croient pas nous le disent. Le bon sens commun sait très bien ce que la femme et l'homme doivent faire pour avoir un enfant
  • 3° Dimanche de l'Avent, de Gaudete (A)

    Mt 11, 2-11
    Frères et sœurs, avez-vous déjà douté dans votre vie ? Douté de quelqu’un, douté d’avoir la foi, de croire en Dieu et en son amour, de croire que Jésus peut vous sauver ? C’est un peu cela qu’a vécu Jean le Baptiste, à propos de l’identité de Jésus.
  • 2° Dimanche de l'Avent (A)

    Mt 3, 1-12
    Ceux d’entre nous qui travaillent, creusent, goûtent, mâchonnent la Parole de Dieu – par exemple l’Evangile du dimanche durant toute la semaine – le savent bien : la Parole de Dieu donne réconfort, persévérance et espérance.
  • 1° dimanche de l'Avent

    Mt 24, 37-44
    Quelques images de la venue du Fils de l’homme, frappantes, mais qu’il ne faut pas isoler : quelques images parmi beaucoup d’autres… Dans l’évangile de Matthieu, ces images de la fin sont très nombreuses, aussi nombreuses et variées que les images du début, les images de la première prédication de Jésus : « à quoi vais-je comparer le Royaume des cieux ? »
  • Christ Roi de l'Univers

    Lc 23, 35-43
    Cette année, pour le dimanche du Christ Roi, l’Évangile selon saint Luc nous jette immédiatement dans le paradoxe de cette fête liturgique. « Roi des juifs », ce titre est attribué à Jésus non pas comme un titre de gloire mais comme une dérision.
  • 33° dimanche du TO (C)

    Lc 21,5-19
    En cette fin d'année liturgique, en cette fin d'année de la Miséricorde, en cette année civile marquée par tant d’événements tragiques que l'on pourrait volontiers mettre en parallèle avec les descriptions apocalyptiques de notre Évangile, voici que nous sommes invités en quelque sorte à l'espérance contre toute espérance, à une confiance à toute épreuve qui n'a cependant rien d'un quiétisme béat
  • 32° dimanche du TO (C)

    Lc 20, 27-38
    Dans une de ses lettres adressées à son ami Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway écrivait : « Pour moi le paradis devrait être une vaste arène avec moi occupant deux places de barrera, (...) et deux jolies maisons en ville : l’une où j’aurais ma femme et mes enfants et les aimerais fidèlement et bien et l’autre où j’aurais mes neuf ravissantes maîtresses chacune à l’un des neuf étages
  • Défunts 2 novembre

    Rm 14, 7-9 ; Jn 6, 37-40
    Au monastère, c’est à peu près chaque année que, naturellement, nous enterrons deux, trois, voire cinq grands-pères, et nos sœurs autant de grands-mères… L’impression de naturel en est d’autant plus forte. La mort fait partie de la vie.
  • Toussaint 1° novembre

    Mt 5
    Quel étrange phénomène : l’Eglise produit des saints ! Est-ce que c’est bien catholique, tout ça ? Est-ce que l’Eglise en a le droit ? Est-ce qu’elle n’est pas un peu en train d’outrepasser sa mission, sa fonction ?
  • 31° dimanche du TO (C)

    Lc 19, 1-10
    Qu’est-ce qui fait que je peux devenir « demeure de Dieu » ? C’est quand je regarde au-delà de ma tente, au-delà de moi, quand je m’ouvre aux autres, quand j’essaie de voir non pas quels sont mes besoins mais ceux des autres ! Alors c’est le salut.
  • 30° dimanche du TO (C)

    Lc 18, 9-14
    Dans chacune de ces trois lectures, il est question du ciel, plus précisément d'une montée vers le ciel : Ben Sira parle de parvenir jusqu'au ciel, Paul dit également sa confiance que le Seigneur le fera entrer dans son Royaume céleste, quant au publicain de la parabole de Jésus, il sera lui aussi élevé, mais au terme d'un mouvement paradoxal,
  • 29° dimanche du TO (C)

    Lc 18, 1-8
    Jésus dans l'évangile de ce dimanche nous rappelle comme à ses disciples la nécessité de toujours prier sans se décourager. Mais en bon pédagogue, son encouragement à prier est aussi une leçon pour nous montrer la prière. Non comme une méthode. Non comme une technique qu'il suffirait d'appliquer une fois apprise
  • 28° dimanche du TO (C)

    Lc 17, 11-19
    « Va : ta foi t’a sauvé… ». Jésus ne dit pas : « ta foi t’a guéri… » Saint Luc qui a écrit cette page d’évangile en grec a employé deux verbes différents : les 10 lépreux ont été guéris… l’un d’eux, l’étranger, le samaritain, qui revient vers Jésus s’entend dire : « ta foi t’a sauvé… » Ce samaritain rend gloire à Dieu, reconnaît que c’est Dieu, à travers l’humanité de Jésus qui l’a guéri.
  • 27° dimanche du TO (C)

    Lc 17, 5-10
    Frères et sœurs, avec la nouvelle traduction liturgique, nous pouvons enfin respirer ! Les « serviteurs quelconques », qui valaient déjà mieux que les « serviteurs inutiles », sont devenus de « simples serviteurs ».
  • 26° dimanche du TO (C)

    Lc 16, 19-31
    "Il y avait un homme riche" : la parabole commence à la façon d'un conte. Ce n'est pas un récit historique, mais une histoire que l'on invente, en multipliant les détails imagés, pour mieux mettre en lumière la vérité que l'on veut faire comprendre en la faisant voir.
  • 25° dimanche du TO (C)

    Lc 16, 1-13
    La Parole de Dieu que nous venons d'entendre à travers les lectures de ce dimanche semble bien percutante voire provocatrice pour notre temps présent qu’il ne conviendrait cependant pas de noircir systématiquement malgré une actualité inquiétante.
  • 24° dimanche du TO (C)

    Lc 15, 1-32
    nous venons d’entendre trois paraboles : la première sur une brebis perdue, la deuxième sur une pièce d’argent perdue, la troisième… sur un père et ses deux fils… deux fils perdus. La brebis se perd loin du désert, la pièce d’argent se perd dans la maison, le fils cadet se perd dans un pays lointain, le fils aîné se perd dans la maison.
  • 23° dimanche du TO (C)

    Lc 14, 25-33
    « Qui peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? […] Qui a découvert ce qui est dans les Cieux ? Qui aurait connu Sa volonté si cela ne lui avait été donné ? ». Qui, qui, qui ?... L’homme est fondamentalement un homme de questions, un homme en interrogation, en recherche. Manière de dire que ce qu’il est, ce qu’il vit ne le satisfait pas complètement
  • 22° dimanche du TO (C)

    Lc 14, 1.7-14
    Jésus fréquente des hommes de tout bord, des riches aussi bien que des pauvres. Invité au repas festif du sabbat chez un pharisien de haut rang, il ne paraît pas gêné dans ce milieu : il reste lui-même, un maître de sagesse.
  • 21° dimanche du TO (C)

    Lc 13, 22-30
    C'est tout l'art du combat spirituel que de passer la porte étroite en fermant celle des désordres égoïstes, des jalousies mesquines, du quant-à-soi, de verrouiller la porte de la complaisance à nos médiocrités toujours à l'affût d'un mauvais coup à nous jouer.
  • Assomption de la Vierge Marie (C)

    Lc 1, 39-56
    « Désormais tous les âges me diront bienheureuse » Quand est-ce que Marie dit cela ? Non pas aujourd’hui, au moment de monter au ciel, à l’Assomption, mais au tout début, dès le début, à la Visitation ! Marie est tout juste enceinte ; sa grossesse vient de commencer, Jésus n’est pas encore né. Mais elle dit « désormais » ! Alors ?
  • 20° dimanche du TO (C)

    Lc 12, 49-53
    Doux Jésus ! Mais où est donc passé le doux Jésus … de nos imaginaires ? En cette année de la miséricorde, cet Évangile est un excellent antidote à la miséricorde doucereuse qui n’a pas vraiment l’air d’être celle de Jésus ! Lanza del Vasto écrit : « Quand on nous présente le doux Jésus comme si doux, on oublie la moitié ou bien les trois quarts de l’Évangile.
  • 19° dimanche du TO (C)

    Lc 12, 32-48
    Étrange page d’Évangile, pleine de confusion. On y voit des serviteurs qui se prennent pour les maîtres, un maître qui installe à table ses esclaves pour les servir ; on y voit encore un propriétaire qui frappe à la porte de chez lui pour entrer : aurait-il perdu les clefs en allant à la noce, puisqu’on nous dit qu’il vient de là ?
  • 18° dimanche du TO (C)

    Lc 12, 13-21
    Vanité des vanités, tout est vanité ! Frères et sœurs, vous connaissez bien cette citation du livre de Qohélet, que nous avons entendu en première lecture. Vanité, qu’on peut traduire littéralement par « buée, vapeur ». Quelque chose d’inconsistant mais qui prend pourtant toute la place dans l’imaginaire, et puis qui éclate subitement, comme une bulle de savon. Comme un peu de brouillard qui disparaît quand le soleil se lève, la vanité ne tient pas très longtemps…
  • 17° dimanche du TO (C)

    Lc 11, 1-13
    En cette période de congés, de vacances pour beaucoup, cette page de l’évangile de Luc nous montre Jésus apprenant à prier à ses disciples. Mettons-nous aussi à son école pendant quelques instants. Nous connaissons bien ce passage de l’Évangile selon saint Luc que l’on appelle souvent l’évangéliste de la miséricorde et aussi de la prière.
  • 16° dimanche du TO (C)

    Lc 10, 38-42
    Aujourd’hui Jésus vient chez Marthe et Marie où il est accueilli de deux façon différentes. D’un côté Marthe qui est « accaparée par les multiples occupations du service » et qui veut que Jésus se sente bien accueilli ; de l’autre côté Marie qui s’assoit et écoute la parole du Christ sans s’agiter. Toutes les deux veulent, à leur façon, faire plaisir à Jésus, veulent lui donner ce qu’elles ont de meilleur.
  • 15° dimanche du TO (C)

    Lc 10, 25-37
    On la connaît bien, on la connaît trop ..? cette parabole du Bon samaritain qui s’origine dans deux questions d’un docteur de la Loi ; un scribe sympathique qui veut savoir que « faire » pour avoir la vie éternelle ;
  • Saint Benoît 11 juillet 2016

    Mt 19, 27-29
    Frères, Pierre demande : « qu’y aura-t-il pour nous ? » Je n’aime pas cette question. Non pas que je sois parfaitement désintéressé, justement ! Je déteste cette question parce qu’elle me gêne, elle me confond, elle me fouille aux entrailles et me met en péril ; elle me fait regarder en face le caractère intéressé de mes choix, et si le chrétien, si le moine est intéressé par la récompense, alors où est le mérite, où est la grâce ?
  • 14° dimanche du TO (C)

    Lc 10, 1-12.17-20
    Le Règne de Dieu est tout proche de vous nous dit l’Évangile de ce dimanche. Voilà une affirmation qui n'est pas neutre lorsque l'on considère le contexte dans lequel elle est annoncée par les 72 disciples envoyés par Jésus dans toutes les villes et localités d'une région en une mission d'évangélisation peut-être passablement tapageuse pourrions-nous penser
  • 13° dimanche du TO (C)

    Lc 9, 51-62
    Il y a dans l’Évangile des paroles de Jésus que nous entendons avec plaisir, il y en a d’autres qui peuvent nous faire mal. En entendant l’évangile de ce matin, avec ses exigences redoutables, presque inhumaines, imposées à qui veut suivre Jésus, ces mots durs, presque cruels, pour celui qui voudrait s’attarder ou jeter un regard en arrière, on peut être tenté de dire : il exagère
  • 12° dimanche du TO (C)

    Lc 9, 18-24
    Frères et sœurs, la croix est une invention de l'homme corrompu par le mal. Ce n'est pas tant Dieu qui veut la croix que le mal en l'homme qui la cultive. Le Mal ne vient pas de Dieu. Dieu sera toujours du côté des crucifiés et de ceux qui souffrent et qui luttent pour vivre en vérité la paix, la justice, l'amour...
  • 11° dimanche du TO (C)

    Lc 7, 36 – 8, 3
    Frères et Sœurs, cet Evangile se donne à voir. Pas seulement à lire, à comprendre avec la tête, mais à voir et à entendre. En un mot à éprouver par tout nous-même.
  • 10° dimanche du TO (C)

    Lc 7, 11-17
    Mon bien-être, ma santé, mon complément alimentaire, mon sacré jogging tout de fluo vêtu (il s’agit d’être vu dans sa singularité !), ma séance de méditation (on n’est pas des bêtes !) : ce sont les nouvelles liturgies de notre temps, avec leur rituel et leurs ornements, mais sans communion. Surtout, ne rien devoir à personne,
  • Sacré-Cœur 3 juin 2016

    Lc 15 la brebis perdue
    La fête du Sacré-Cœur est peut-être un bon jour pour présenter à Dieu notre joie à chacun. Et aussi notre manque de joie. Car il est une joie dont la parabole ne parle pas : la brebis, elle… est-elle joyeuse ? Est-elle si heureuse que cela d’avoir retrouvé le bercail ?
  • Le Saint Sacrement (C)

    Lc 9, 11b-17
    Il y a quelques jours, le P. Abbé nous commentait un passage du livre des Proverbes, où la fourmi, cet insecte si petit, nous est présentée comme maîtresse de sagesse. Le passage en question est le suivant : "Va vers la fourmi, paresseux !"
  • Sainte Trinité (C)

    Jn 16, 12-15
    Le christianisme c’est une recherche, au milieu de la nuit, dans une chambre noire, sans fenêtres et sans lumière, d’un chat noir. Et le marxisme, c’est une recherche, au milieu de la nuit, dans une chambre noire, sans fenêtres et sans lumière, d’un chat noir qui n’est pas là.
  • Pentecôte 15 mai 2016

    Ac 1; Jn 14, 15…26
    Ce groupe de disciples de Jésus qui est là, personne ne s’en occupe ; d’ailleurs, ils se font discrets depuis un certain temps ; leur fondateur est mort, c’est une communauté qui va péricliter ou éclater. Ils sont en grande majorité Galiléens
  • 7° Dimanche de Pâques (C)

    Jn 17, 20-26
    Chacun, chacune d’entre nous a perdu des êtres chers : un conjoint, un père, une mère, un frère, une sœur, un ami, des personnes que nous avons aimés, qui nous ont aimés, parfois aussi que nous avons eu de la peine à aimer. Où sont-ils donc ? Où sont tous nos morts ?
  • Ascension le 5 mai 2016

    Ac 1… Lc 24
    Luc met en scène à grand frais, – et il est le seul évangéliste à le faire de la sorte–, un phénomène que les autres ont passé sous silence, parce qu’il était seulement quelque chose comme le négatif présupposé de la photo : la disparition de Jésus.
  • 6° Dimanche de Pâques (C)

    Jn 14, 23-29
    Un jour, un homme très pieux était en visite dans une famille, et arrive là un enfant, celui qui deviendrait un jour le grand Rabbi Yitzhak Méir de Guer. Alors l’homme dit à l’enfant : « Tu es un bon garçon, mon petit Yitzhak ; dis-moi, je te donne un florin si tu me dis où habite Dieu !…
  • 5° Dimanche de Pâques (C)

    Jn 13, 31-33a.34-35
    "Voici la demeure de Dieu avec les hommes... Il demeurera avec eux… Dieu lui-même sera avec eux". Avec, avec, avec… le texte insiste.
  • 4° Dimanche de Pâques (C)

    Jn 10, 27-30
    « Le Père et moi, nous sommes un. » Le très bref verset final de cet évangile nous donnerait bien la clef pour entrer dans l’intelligence des textes de ce dimanche traditionnellement appelé dimanche du Bon Pasteur et qui est aussi celui d’une prière spéciale pour les vocations en cette année de la miséricorde.
  • 3° Dimanche du Temps Pascal (C)

    Jn 21,1-19
    Le lac de Galilée, une barque, un feu, du pain et des poissons, autant d’images chargées de sens, autant de rappels pour ces hommes dont la mémoire se réveille. Ainsi Jésus, rejoignant ses disciples après sa résurrection, leur fait-il revivre un passé qu’ils croyaient enseveli ; et sans rien brusquer, il ranime leur foi si déroutée et découragée depuis sa mort.
  • Annonciation du Seigneur

    Lc 1, 26-38
    Nous avons écouté un récit, un récit très solennel, mais aussi émouvant par la grâce de la simplicité de la jeune fille, Marie, qui est elle-même toute bouleversée. Le contraste est saisissant entre cet ange venu du ciel, cette annonce royale, ce destin grandiose, divin, promis à l’enfant, et la simplicité de Nazareth, de la jeune fille, de sa vieille cousine Elisabeth.
  • 2° Dimanche de Pâques

    Jn 20, 19-31
    Vivant parmi des disciples morts de trouille, vivant parmi des disciples enfermés sur eux-mêmes par des portes verrouillées ; soudain, il surgit. Soudain, le Vivant se révèle. Sa voix brise le silence du soir, sa parole retentit : « La paix soit avec vous ! »
  • Jour de Pâques (C)

    Lc 24, 13-35
    Au beau milieu de la gare d’une petite ville, il y a une grande valise et assis dessus, un p’tit bonhomme de 10 ans. Étrangement, il tourne le dos aux quais et à la grande horloge. Il regarde vers la porte, droit devant lui. sa tête ne bouge pas, ses yeux ne bougent pas. Il regarde. Il attend. Et il attend depuis longtemps. Il n’a pas l’air inquiet ; il a seulement l’air sérieux.
  • Nuit de Pâques (C)

    Lc 24, 1-12
    Les femmes, qui, à la pointe du jour, se rendent au tombeau, sont celles qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, qui avaient été les témoins bouleversés de sa Passion qu’elle avaient suivie de loin, et qui, avant d’entrer dans le silence et l’impossibilité de faire quoique ce soit de ce grand sabbat, ces femmes sont celles qui, ayant suivi Joseph d’Arimathie avaient bien regardé, le tombeau pour voir comment le corps avait été placé.
  • Jeudi Saint

    Jn 13, 1-15
    Frères et Sœurs, nous sommes à l’instant – où par la grâce de la liturgie – l’intense moment du dernier repas du Seigneur rayonne jusqu’à nous et nous rejoint au plus profond. Et le geste posé par Jésus nous déborde de toute part.
  • Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur (C)

    Lc 23, 1-49
    Scandale dans cet évangile que nous venons d’entendre. Scandale séculaire d’un Père Tout-Puissant laissant mourir son Fils sur une croix. Pourquoi fallait-il ? La plupart des explications théologique, au long des âges, n’ont-elle pas réussies seulement, à maquiller le visage de ce Père terrible et intransigeant qui a voulu la mort du Fils ?
  • 5° Dimanche de Carême (C)

    Jn 8,1-11
    Il y a quelques jours nous avons commémoré la Journée de la Femme. De tous temps, les femmes ont été victimes d’exclusion et de discrimination. Les évangiles nous montrent, comme aujourd’hui, que les mentalités n’ont pas beaucoup évolué depuis l’époque de Jésus… On peut se poser la question : où est l’homme dans cette histoire ?
  • Oblations 5 mars 2016

    Lc 18, 9-14
    Deux hommes qui prient. Avec deux formules que nous connaissons bien, comme un condensé de la prière : « Mon Dieu, je te rends grâce », action de grâce, et « Mon Dieu, prends pitié » « montre-toi favorable », supplication. Est-ce que ce ne sont pas là les deux mouvements fondamentaux de la prière, que nous enseignent les Psaumes ?
  • 4° Dimanche de Carême (C)

    Lc 15,1-3.11-32
    Nous la connaissons bien cette parabole, trop bien et c’est ce qui fait problème. Nous savons ces choses-là, mais avons-nous compris ce que Jésus nous dit dans cette page d’évangile. Avons-nous compris, saisi, ou plutôt nous sommes-nous laissés saisir. Si nous avions compris vraiment, si nous avions été saisis par la réalité de cette parabole, tout serait tellement plus simple.
  • 3° Dimanche de Carême (C)

    Lc 13, 1-9
    Le vendredi 29 mars 1918, la guerre bat son plein. Les allemands, qui ont postés dans la forêt de Saint-Gobain, à 140 kilomètres au nord de Paris, trois canons géants, les plus gros jamais construits pour l’époque, plus colossaux encore que la « Grosse Bertha », déjà tristement célèbre, les allemands, donc, ont déjà lancé quelques projectiles sur la Capitale et initié un vent de panique dans la population.
  • 2° Dimanche du Carême (C)

    Lc 9, 28b-36
    C’est une des pages de l’Évangile où l’on approche de plus près le mystère de Dieu, et il n’est pas étonnant que nous ayons du mal à nous représenter ce qui se passe ici, puisqu’il s’agit de voir quelque chose de Dieu.
  • 1° dimanche de carême

    Lc 4,1-13
    Comment comprendre ce récit des tentations ? Saint Luc nous donne une clé importante dans le texte qui, chez lui, est intercalé entre le baptême et les tentations : la généalogie de Jésus, avec un seul mot qui résonne d’un bout à l’autre : « fils » ! Cela commence par « on pensait qu’il était fils de Joseph
  • Mercredi des cendres

    Mt 6,1…18
    Evangile extraordinaire, unique, qui n’a aucun équivalent chez Marc ou Luc ou Jean. Avec un refrain extraordinaire, et unique lui aussi : « dans le secret », six fois… « ton Père », cinq fois… « ton Père qui est dans le secret » « ton Père qui regarde dans le secret »
  • 5° dimanche du TO (C)

    Lc 5, 1-11
    Chacun de nous, durant sa vie, passe par de différentes crises : des crises liées à notre développement, à notre âge (crise d'adolescence, du milieu de vie), des crises liées aux situations inattendues, des tournants dans la vie, des crises liées à notre vie professionnelle et familiale, des crises de la foi, du sens de la vie.
  • 4° dimanche du TO (C)

    Lc 4, 21-30
    La Parole de Jésus provoque non seulement l’étonnement mais la colère et la révolte de ses contemporains, de ceux qui vivent avec Lui à Nazareth et qui veulent, parce qu’ils n’acceptent pas cette Parole (comme c’est souvent le cas pour nous),
  • 3° dimanche du TO (C)

    Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21
    Si vous prenez le temps de regarder de près cet évangile, vous aurez une surprise. Regardez la référence (celle qui est placée habituellement juste avant le texte), ici on peut lire : Luc chapitre 1er, versets 1 à 4 ; et chapitre 4, versets 14 à 21. Autrement dit, l'évangile de ce jour est composé de deux passages séparés par trois longs chapitres qui racontent plein d'histoires.
  • 2° dimanche du TO (C)

    Jn 2, 1-11
    Voilà une page d’évangile relatant l’histoire bien connue et en apparence si simple d’une noce où l’on manque de vin, l’histoire bien connue d’un singulier miracle de Jésus transformant en vin de qualité une grande quantité d’eau à la propreté douteuse parce que dans des cuves d’ablutions. Mais, au delà de l'imagerie folklorique de cet épisode qui est propre à l'évangile de Jean, en quoi pourrait-il nous concerner, nous toucher ?
  • Le Baptême du Seigneur

    Lc 3, 15-16.21-22
    Quel étrange personnage que Jean-Baptiste ! Ce fils de prêtre, le fils de Zacharie, devrait être au Temple de Jérusalem et offrir des sacrifices et le voilà au bord du Jourdain en refusant toute forme de sacrifice, y compris en ne mangeant pas de nourriture carnée, et en proposant à la place un bain de conversion.
  • Épiphanie du Seigneur

    Mt 2, 1-12
    « Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de 2 ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages ». C’est la suite de l’Evangile de ce jour, après le songe de Joseph. La Liturgie ne nous offre pas ce verset ;
  • Sainte Marie, Mère de Dieu

    Lc 2, 16-21
    Nous regardions l’Enfant, l’Enfant-Dieu, nous le regardions dans sa crèche, étonnés, émerveillés, nous l’adorions, et voilà que nous déplaçons le regard, lentement, très lentement, mais inexorablement. Et voilà que nous regardons maintenant la Mère : Marie, Mère de Dieu.